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Théatre à Jean Durroux le 17 mars de 10h à 12h

Par MARTINE DOUMENC CAUBERE, publié le mardi 9 mars 2021 17:04 - Mis à jour le mardi 9 mars 2021 17:34
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La compagnie NANAQUI sera présente au LP le mercredi 17 mars 2021. Les classes de TMODE et TGA pourront assister au spectacle: "sorcières, gardiennes de la lisière: des bûchers aux féminismes" Ce spectacle est proposé par l'Estive de Foix

Conférence-spectacle

« Sorcières, gardiennes de la lisière : des bûchers aux féminismes »

Cie Nanaqui

 

Nez crochu, chapeau pointu, armée de son étrange monture, le balai, instrument de la ménagère, la sorcière fait d’abord appel à l’imaginaire des contes de fée de notre enfance. Il s’agit d’une véritable icône populaire. La magie, la sorcellerie tissent des relations avec la nature, les mondes invisibles, le monde des morts. Les sorcières étaient ces « femmes-médecines » qui faisaient le pont entre des mondes et étaient détentrices de pratiques populaires et de savoirs ancestraux. A partir du XVI ème, l’église, voulant conquérir les campagnes,a détruit les pratiques païennes en les diabolisant.Commence alors la grande chasse aux sorcières dans toute l’Europe durant laquelle des milliers de femmes sont torturées et brûlées. Cet épisode contribue à confisquer aux femmes leur pouvoir socio-économique. C’est aussi l’époque de la Renaissance durant laquelle émerge la science moderne.Il s’agit d’une véritable révolution culturelle qui se déploie à plusieurs niveaux et qui se sert, entre autre,de l’analogie femme-nature pour asservir, exploiter et dominer l’une et l’autre.

La sorcière est une figure obscure parce que puissante et autonome. Depuis les années 70 les courants féministes se sont emparés de cette figure subversive pour renverser les stéréotypes de genre, s’identifier à une image de mauvaise femme et surtout de femme libre et forte. Aujourd’hui l’image de la sorcière ressurgit  au sein des manifestions (WITCH BLOC), mais aussi dans l’univers des séries, comme allégorie du pouvoir des femmes. On la retrouve d’une autre façon chez les écoféministes, qui, en se posant en véritables gardiennes de la lisière entre les mondes,tendent à ranimer les liens entre la nature et culture.

 

Conception et interprétation : Céline Astrié et Marie Renault

Production :cieNanaqui

Co-production : L’Estive scène nationale de Foix et de l’Ariège